Entraînement ; LIBRE

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Sam 14 Aoû - 22:04

○ ● Toute oeuvre d'art est une possibilité permanente de métamorphose, offerte à tous les hommes.

    Le matin se pointait déjà. A mon goût, je n'avais pas assez dormi, mais ma colocataire de chambre en avait décidé autrement. Débout aux premières lueurs de l'aube, elle avait allumé toutes les lumières, sortie tous ses fringues désormais étalés sur le sol de la chambre et parlé dans le vide. Sans doute s'était elle adressée à moi, mais je n'avais pu répondre que par des grognements, horribles supplices pour qu'enfin elle se taise ou s'en aille. Mais cette pie, terrible réputation pour elle, je me demandais comment ça ne la complexé pas, ne se la fermait décidément pas. Si j'avais été un tant soit peu obstinée à dormir, je me serais lancé un A0ssurdiato, mais j'avais résisté à la tentation. Entendre un espèce de bourdonnement d'une provenance inconnue, surement généré par le cerveau, finalement, n'était pas tellement mieux que d'entendre des pépiements stridents, débattant sur le fait de savoir si ce haut s'accordait mieux qu'un autre avec un jean. Nan mais, un jean, quoi ! Tout s'accordait avec, c'était quoi cette idée ?
    Finalement, après plusieurs minutes, je décidais que le mieux était de me lever, ses jacassements me tapaient sur le système, et il se fallait peu pour que je la transforme. Je me dirigeais directement dans la salle de bain, une pièce insonorisée donc tranquille, pour prendre une douche et me faire belle. Ce n'était pas mission impossible, c'était même gagné d'avance ! Pour ce samedi matin, j'enfilais un short à vitesse grand V ainsi qu'un t-shirt tout simple, une tenue assez confortable pour s'entraîner à cette matière que j'affectionnais tant. La métamorphose. Je n'avais aucune explication logique à cette adoration, c'est comme de demander à un enfant pourquoi il préfère le chocolat à la vanille, c'est inexplicable et fait parti de l'ordre des choses. Il faut bien une personne parmi les méchants pour exceller dans un domaine qui relève généralement dans les dons des Résistants. Je me disais que ça faisait de moi quelqu'un d'encore plus exceptionnelle que je ne l'étais déjà.
    Je ne séchais pas le petit déjeuner, je m'y attardais, tout au contraire. J'avalais mon jus d'orange avec lenteur, laissant mes papilles se délecter d'une telle saveur amer, délicieuse. Je dégustais les pancakes submergés par ce sirop d'érable dont j'aimais me goinfrer. C'était mon petit plaisir de la journée, parfois j'attendais le matin avec tellement d'impatience que c'en était gênant. On me demandait souvent comment je faisais pour engloutir autant de pancakes à l'érable sans en être écœurée, je leur répondais que quand on aimait, on ne comptait pas. Et c'était la vérité, si le proverbe "vivre d'amour et d'eau fraîche" était vrai, je l'aurais remodeler à ma manière. A savoir "vivre d'érable et de pancakes". Une fois gavée, je sortis de table, sans ignoré une fois de plus les regards désireux des garçons et des hommes et ceux évasifs, tantôt admiratifs tantôt jaloux, des filles. Je vivais très bien le fait d'être plus aimée par la gente masculine que féminine, mais il y avait quelques exceptions. Surprise de la nature, coïncidence ou tout simplement hasard, j'avais de vraies amies. Il y avait toujours un hic, malheureusement, beaucoup faisaient parties de la Résistance. J'avais beau me mettre dans la tête que non, elles étaient neutres, mais me voiler la face m'était impossible. Il nous était difficile de nous montrer en affection, passer des moments d'amitiés aux yeux de tous. Ça aurait signé mon arrêt de mort, peut être pas directement, mais pas loin. Si la personne faisait partie des Serpentards, ça passait en quelque sorte, son statut spécial faisait passer le tout un peu mieux, mais si cette condition n'était pas respecté ... Je m'exposais aux ennuis, et pas seulement moi, au final.
    J'arrivais dans la salle de métamorphose où des senteurs m'enivrèrent. Le parfum des parchemins, de l'encre, tout m'embaumait. J'étais comme à la maison. Comme tel, je levais ma baguette, enfoncée dans la poche arrière de mon short en jean, et décris plusieurs mouvements dans l'air. Les tables et chaises obéirent sans broncher et s'alignèrent face aux murs, me laissant la place nécessaire pour transformer ce que je désirais en une autre chose. Une fois l'emplacement installé, j'avançais vers une cage où se dressait un perroquet chamarré, me fixant de ses yeux noirs. Savait-il ce que je lui préparais ? Je le sortis précautionneusement et le posais sur le sol. Il ne bougea pas, se contentant de me fixer. Si j'avais eu des remords, j'aurais dit que ce perroquet savait qu'il ne resterait pas longtemps aussi tranquille qu'il ne l'était et me dévisageait avec colère. Mais je n'en avait pas. Ma baguette pointée vers la créature aux couleurs vives, je lui lançais un sort. Le perroquet se changea peu à peu en une statue de la hauteur de la salle, complétement immobile. D'un marbre blanc et lisse, elle m'imposait sa présence rassurante. Ce qu'elle représentait ? Salazard Serpentard, un serpent sur le torse, le montrant comme une bannière, un emblème. d'ailleurs c'est ce qu'il était. Ce serpent avait des yeux scintillant, fait en saphir. Il me regardait comme le perroquet, quelques secondes avant lui. Salazard brandissait sa baguette au dessus de sa tête, près à envoyer un sort, sans doute l'un faisant parti des impardonnables.
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Dim 15 Aoû - 15:02

    Il y a des enfants qui rêvent de contes fantastiques où de jolies princesses sont sauvées par des princes courageux. Mes songes ne semblaient pas toujours prendre cette direction. Je m’en rendis compte en me retrouvant assise sur son lit en plein milieu de la nuit, à cause d’un cauchemar. Ce dernier était étrangement simple et c’est sans doute ce qui le rendait si terrible. Un monstre avait émergé de sous mon lit pour me dévorer. Heureusement, je n’étais pas du genre à pleurnicher ou à y penser trop longtemps. Au lieu de laisser la panique s’insinuer en moi et m’empêcher de me rendormir, je fis le choix de me lever pour me changer les idées. J’allais me passer de l’eau sur le visage, pour me remettre les idées en place. Les autres gamines de mon dortoir dormaient encore et je fis en sorte de ne pas les réveiller. Regagnant son lit, je laissais le sommeil me reprendre pendant quelques heures, cette fois sans mauvais rêve.
    Par ailleurs, lorsque le soleil me tira une fois de plus du monde des songes, les autres y étaient encore. Une fois de plus dans un silence religieux, je pris des vêtements dans mon armoire pour ensuite aller prendre une douche. Ce qui fut assez rapide par ailleurs. Il n’y avait que les grandes pour passer des heures dans la salle de bain et se cacher le visage par du maquillage. Je n’étais qu’une petite fille, ça ne m’intéressait pas. J’enfilais une robe gris sombre à manches longues que ma mère m’avait fait faire ainsi qu’un épais collant noir et des petits souliers de la même couleur. Au final, s’habiller toujours de sombre me donnait un air un brin triste ; Je ne m’en aperçue pas. Pour égayer un peu tout ça, je rajoutais deux badges sur ma robe, au niveau de mon cœur. Tous deux représentaient des poulpes dessinés comme dans les dessins animés. Les badges étant sorciers, les créatures bougeaient ou disparaissaient du badge de temps en temps.
    Une fois en dehors du dortoir, mes pas me guidèrent jusqu’à la bibliothèque. Le savoir que ce lieu recelait me passionnait plus que tout depuis la rentrée. Après tout, il était évident qu’une bleue et argent trouvait du réconfort dans un endroit où les livres étaient les maîtres. Souvent, je faisais passer son petit déjeuner à la trappe pour venir ici. Ignorant les plaintes de mon estomac à ce sujet, je m’assis à une table après avoir trouvé un livre qui m’intéressait. Aujourd’hui, mon choix s’était porté sur un ouvrage narrant la vie des plus grandes familles magiques du siècle dernier. Bien sûr, toutes étaient de sang-pur et leur descendants étaient, pour certains, actuellement élèves à Poudlard. Ça, je le vis aux noms de familles, même si je dois bien avouer que ça ne m’intéressait pas vraiment de les rencontrer. Et puis les gens arrivèrent. Je n’aimais pas le bruit et surtout pas qu’un garçon de mon année vienne me voir en me demandant si j’avais fait mon devoir de potions. Je dis que oui, en refusant de le lui passer. Ce n’était pas normal de ne pas faire son travail, voilà ce que je lançais face à ses menaces avant de quitter la bibliothèque sans me retourner. Travailler était fondamental et ce n’était pas en me copiant dessus qu’il allait progresser.
    Les règles de l’école semblaient cependant être illusoires face à la société dans laquelle nous vivions. Les plus purs auraient les meilleurs postes, donc pourquoi est-ce que les autres s’acharnaient sans raison ? A l’époque, je ne m’en souciais guère, mon statut sanguin et mes origines me donnaient une ouverture avantageuse pour mon avenir. Je décidais d’aller dans la grande salle pour mettre quelque chose dans mon ventre qui criait famine. Cependant, une fois arrivée au premier étage, que je devais traverser pour me rendre à l’escalier menant à la nourriture, quelque chose attira mon attention. Même si j’étais bien élevée, j’avais parfois la curiosité des enfants de mon âge. Celle contre laquelle on ne peut rien. Et j’étais plus ou moins sûr que j’avais vu quelque chose par une porte entrouverte.
    Doucement, avec un silence que je maîtrisais parfaitement, je m’avançais, jusqu’à pousser un peu la porte. A l’intérieur de la salle se trouvait une grande personne que je ne connaissais pas et une statue. Il m’était assez simple de reconnaître l’individu qui était ici représenté. Après tout, si je n’en avais pas été capable, cela aurait été un peu honteux pour ma famille. Mes yeux brillaient d’admiration pour l’ouvrage et, sans vraiment me rendre compte de ce que je faisais, je repoussais un peu plus la porte pour entrer. Sur le coup, le fait que cela soit de la métamorphose ne me frappa pas vraiment. J’étais trop occupée à admirer ce qui se dressait en plein milieu de la pièce. La représentation était assez fidèle et je manquais envie de le faire remarquer mais je n’osais pas vraiment. Et puis dire ‘c’est joli’, ce n’était sans doute pas une très bonne idée. Le maître des verts et argents n’était pas ‘joli’, il était magnifique et puissant. « Bonjour.» Oubliant un peu ma timidité, je m’approchais encore, jusqu’à pouvoir être assez près pour distinguer chaque détail de la statue. Sans doute que l’on pourrait la mettre au milieu de la grande salle où elle rendrait sublimement.

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Dim 15 Aoû - 19:59
    Un "Bonjour" timide retentit en écho dans la salle de classe vide. Au début, je crûs à un effet de mon imagination, elle était trop débordante, ou alors à ma conscience, beaucoup de démons me hantaient. La statue que j'avais crée me bouchait la vue de la porte, par mesure de sécurité, et surtout par habitude, je levais ma baguette. Mieux vaut prévenir que guérir, et je dois dire que j'étais assez aguerrie au combat pour être assez imprudente et me laisser désarmée sans rien laisser dire. Une petite frimousse blonde aux yeux étonnamment clairs apparue, semblant étonné et admirative par mon œuvre. Elle observait avec intérêt, je souris. Salazard Serpentard ne laissait jamais personne indifférent, mes métamorphoses non plus. Sous les yeux de la petite tête blonde, toujours curieuse devant Salazard, je fis bouger le serpents d'un mouvement de baguette souple. Le reptile glissa lentement le long du corps de son maître en sifflant, ses mouvements m'inspiraient, mais je le laissais aller. Il était vivant tout en restant de marbre, ses yeux noirs luisants de colère. Il siffla vers la petite, dont je ne me souvenais pas connaître le nom, bien que sa tête me rappelle quelque chose. Une membre de l'Enclave ? Peu probable, elle semblait trop innocente. Le serpent se faufila jusqu'à elle, il voulait l'impressionner, lui montrer la force de son maître. Ou alors était-ce moi, inconsciemment. J'attendais qu'elle lève sa baguette, me montre de quoi elle était capable. C'avait beau être une première année, on n'est jamais assez préparé pour un imprévu, les premières années les premiers. J'étais dure, mais je faisais ça à Berry tout le temps, donc, pourquoi pas à une petite inconnue ? J'attendis, le serpent tournoyait autour d'elle, peut-être avait-elle *trop* confiance en une adulte, une serpentard, une ennemie ? Finalement, je décidais de transformer le reptile en une statue de bronze, statue qui tomba sur le sol en un bruit métallique. Je tournais le dos à cette petite, un sourire au coin des lèvres. Mon but était-il de l'impressionner, à l'image du serpent que j'avais crée de toute pièce ?
    Bonjour, jeune serdaigle
    Dans ma voix, je sentais une once d'autorité. Ça faisait parti de moi, la domination de chacun. Je ne savais pas comment je connaissais sa maison, peut-être sa fascination et son calme réfléchie ? J'allais m'asseoir sur une table collée contre le mur et fis tournoyer ma baguette dans l'air en une série de mouvements gracieux. Le serpent rejoint sa place initiale. Je m'amusais désormais, de loin, à sortir des rats de leur cages pour en faire des dragons miniatures, voletant tout autour de la salle en un cercle parfait, ils crachaient des flammèches de feu à peine brûlantes. Mignon. Après avoir fait une démonstration à ma spectatrice, je me tournais vers elle.
    Qu'es-ce qui t'amènes ici ? Tu es attirée par la noblesse des Serpentards ?
    Peu probable, mais qui ne tente rien n'a rien. Dans le monde sorcier, les Serpentards inspiraient la crainte et le respect, les deux se mélant. Nos actes torturaient les uns et touchaient les autres, tous nos choix faisaient ce que nous sommes aujourd'hui et c'était grâce à eux que les mangemorts, majoritairement composés d'anciens serpentards pas vraiment près à se repentir, dominés le monde. Je connaissais beaucoup de monde près à nous rejoindre, nous, l'Enclave. Futurs mangemorts, nous imposions nos règles, nous dictions la conduite à tenir, celle que les autres devrez tenir tout au long de leur vie. Je n'avais jamais honteuse de faire partie de ce mouvement, plutôt fière, même, d'être du côté gagnant. Sentir une telle puissance en soi était jouissif, pour reprendre une expression moderne, c'était exaltant et donnait des ailes. Ce pourquoi des générations s'étaient battus était enfin devenu réel, après des années de domination par ce qu'on appelle "la magie blanche". Le côté sombre de ce monde n'avait pas que des mauvais négatifs. Les sorciers étaient enfin mis au niveau qui était le leur, le niveau suprême, le haut de la chaîne alimentaire. Nous pouvions bouffer les autres au moment qui nous semblait opportun pour enfin qu'il ne reste plus que nous, la race pure.
    La jeune Serdaigle me regarda, ses yeux clairs illuminés par le beau temps.
    Quel est ton nom ?
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Mer 1 Sep - 3:27
Archivé pour cause de suppression d'un des personnages :)
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